VÉRONÈSE,
le triomphe de la couleur
Anne-Sophie
Molinié
Dès
l'âge de 25 ans, Paolo Caliari, dit Véronèse,
prend place parmi les grands peintres de Venise, aux côtés
de Titien et de Tintoret. Le jeune homme propose une autre peinture,
haute en couleurs, particulièrement séduisante
pour la République de Venise du milieu du XVIe siècle.
Car pour Véronèse, tout est prétexte à
la couleur, et sous son pinceau, scènes profanes et religieuses
se confondent presque. Peintes au sein d'architectures théâtrales,
elles lui donnent l'occasion de célébrer le faste
de la noblesse vénitienne, parée de riches étoffes
aux couleurs vibrantes, d'une intense luminosité. De
sa palette claire se dégage une grande sérénité,
une grande légèreté.
Dans Véronèse, le triomphe de la couleur, Anne-Sophie
Molinié analyse l'uvre du peintre et resitue le
contexte historique et artistique dans lequel il a élaboré
sa belle manière.
Agrégée
d'histoire et docteur en histoire, Anne-Sophie MOLINIÉ
enseigne l'histoire de l'art à l'université Paris
Sorbonne (Paris IV). Spécialiste de la peinture du XVe
au XVIIe siècle, elle est l'auteur d'articles sur l'art
italien, l'art espagnol et l'art flamand de cette période
et d'une thèse consacrée à l'iconographie
de la résurrection des morts dans l'Italie de la Renaissance
(Honoré Champion, 2007).
Ses recherches portent actuellement sur le genre du portrait
dans la théorie de l'art et dans la pratique picturale
en Italie et en Espagne au XVIe siècle.
Elle a également publié Rembrandt, d'ombre
et de lumière, Mantegna, peintre des princes,
et Filippo Lippi, la peinture pour vocation dans cette
même collection.